SFMN
Société Française de Médecine Nucléaire

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Société Française de Médecine Nucléaire et Imagerie Moléculaire

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Société Française de Médecine Nucléaire et Imagerie Moléculaire   

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Edito: Post-JFMN 2015

Cher(e)s collègues, cher(e)s ami(e)s,

Après ces premiers mois en 2015 qui ont été chargés sur bien des fronts, et au décours des premières JFMN qui se sont tenues à La Rochelle, il me parait nécessaire et utile de faire le point sur l’évolution de notre société

Comme vous le savez sans doute, le Conseil d’Administration a été renouvelé pour un tiers à La Rochelle, et a souhaité me reconduire comme Président pour deux ans. Je suis sensible à la confiance que me témoigne ainsi notre communauté, et accepte donc avec enthousiasme de continuer les actions entreprises, aventure passionnante même si cela représente un lourd challenge. Les deux ans à venir seront décisifs, mais je vais les conduire de mon mieux, et en tout cas avec beaucoup de plaisir, entouré d’une excellente équipe, soudée et efficace – je ne reprends pas ici la composition du CA qui est en ligne, citant malgré tout notre secrétaire général Gérald Bonardel qui a lui aussi accepté de prolonger deux ans le remarquable travail qu’il effectue.

De l’avis général et on peut l’affirmer unanime, les premières JFMN à La Rochelle ont été un véritable succès, et un pari réussi. Le pari était de bousculer les habitudes, de remettre pas mal de choses en question, d’oser prendre un tournant ; le succès est celui de tous, car le pari est réussi grâce à l’adhésion et le soutien de tous les acteurs. Rappelons en les principaux traits.

 

La création des JFMN est la première étape, vous le savez, d’un rapprochement entre l’ACOMEN et la SFMN, tournant historique qui va se concrétiser dans les mois qui viennent par la création de la SARL « ACORAMEN », structure commune qui jouera un rôle d’interface et permettra de mutualiser et d’optimiser les forces de la médecine nucléaire (communauté dynamique, mais réduite : 623 médecins nucléaires en France, dont une grosse moitié seulement, membre de la SFMN), pour tout ce qui doit s’inscrire à l’échelle nationale. Et ce, tout en renforçant les actions régionales, à travers l’ACOMEN bien entendu dont chacun connaît les actions remarquables qu’elle conduit, et sans oublier les autres associations qu’il s’agit de soutenir. Le chantier est immense mais les volontés sont au rendez-vous, et je remercie Philippe Fernandez et à travers lui l’ACOMEN, pour le soutien et la contribution dont il fait preuve pour faire avancer le projet.

Les autres acteurs qu’il convient de remercier, ce sont bien entendu chacun d’entre vous, puisque la communauté s’est largement mobilisée, comme en témoigne la fréquentation record des JFMN avec 616 inscrits, égalant et même dépassant légèrement le record de Bordeaux en 2007.

Je tiens à remercier tout spécialement la jeune génération : les internes et les jeunes collègues étaient très nombreux à La Rochelle, mobilisation peut être facilitée par le lieu qui certes était attrayant, mais bien plus certainement la haute tenue des présentations faites par ces jeunes collègues démontre qu’ils apportent un vrai renouveau de la spécialité et nous devons nous en féliciter. Cette mobilisation vient apaiser les craintes et les doutes, du moins je l’espère, qui ont pu obscurcir parfois l’avenir de la spécialité.

Dès lors il s’agit de continuer. Nulle difficulté ne restera sans solution si la communauté se mobilise, et je ne doute pas qu’elle le fasse – encore faut-il définir une stratégie. C’est pourquoi je vous propose les actions suivantes pour les 2 ans qui viennent.

Concernant tout d’abord la réunion francophone : les premières JFMN à la Rochelle ont été un succès, et cependant nous n’allons pas les reproduire ! Considérant que le succès est venu du changement, il s’agit de poursuivre celui-ci, et sans présumer des travaux que va commencer le conseil scientifique, qui sera commun à la SFMN et à l’ACOMEN, disons qu’il existe une volonté de faire des 2èmes JFMN de Grenoble (du 19 au 22 mai 2016), puis des 3èmes JFMN de Nantes (du 18 au 21 mai 2017) des rencontres dynamiques, qui aillent au-devant des attentes de la communauté (il va donc s’agir de les identifier…), en renouvelant le format des sessions (plus interactives) et l’organisation. Conscients des critiques récurrentes, nous allons tout mettre en œuvre pour diminuer le coût de l’inscription, quitte à renoncer aux repas pourtant fort conviviaux dans une salle séparée, au bénéfice de buffets tout aussi conviviaux proposés au niveau de l’exposition industrielle – répondant ainsi à une autre attente, celle de favoriser la fréquentation des stands.

Ce n’est qu’un exemple, mais qui permet d’évoquer le partenariat avec les industriels de la médecine nucléaire. Ne nous voilons pas la face : ce partenariat est de plus en plus difficile et sujet à des tensions qui proviennent d’un contexte économique difficile et de contraintes toujours plus stringentes. Cependant le dialogue n’a jamais été rompu et il est toujours resté constructif et cordial avec nos partenaires historiques de l’industrie du médicament radiopharmaceutique et des appareils de détection –et ceux qui nous ont rejoints récemment. Compte tenu de ce contexte, il est devenu incontournable de redessiner les contours d’un partenariat repensé, renégocié et qui continue, en l’améliorant, la politique du « gagnant-gagnant » ébauchée dans de salutaires tâtonnements et confrontations, sans lesquelles on sait bien que rien n’avance….

Ce sera la première fonction de la SARL, qui prend la suite de l’EURL « FORAMEN » créée en 2000 et qui aura été une étape historique ô combien cruciale et importante. D’ailleurs il convient de redire à Jean-Yves Devaux et Maïté Lepelletier toute la reconnaissance que nous devons à leurs actions, et nous aurons l’occasion de leur rendre l’hommage qu’ils méritent - eux qui ont porté FORAMEN durant quinze années – . Mais l’impérieuse nécessité de regrouper les forces, pour une meilleure lisibilité et une efficience renforcée, impose une coordination renforcée entre les différentes associations, au premier chef l’ACOMEN et la SFMN qui ont donc de conserve décidé de tenter l’aventure. Cela scelle bien sûr le sort de FORAMEN, qui n’a pas démérité au contraire, et qui servira de modèle et de socle à l’ACORAMEN (Association de Cogestion et d’ORganisation d’Actions en MEdecine Nucléaire) dont le périmètre élargi permettra, soyons en certains, de gagner du terrain sur la montée des eaux des diverses difficultés auxquelles nous sommes confrontés et qui ne sauraient être traitées par le fatalisme.

Bien entendu, à côté des rôles spécifiques de la SFMN en tant que société savante nationale – je pense en particulier à son rôle d’interlocuteur pour les tutelles -, l’ACORAMEN aura d’autres fonctions ; je n’envisagerai brièvement qu’une de ces autres fonctions : celle de prestataire (on dit « opérateur ») pour l’ODPC rattaché au collège (CNEBMN) et pris en mains par François Brunotte qu’il convient aussi de remercier chaleureusement, car monter le dossier n’a rien d’une sinécure…

L’engagement dans le DPC, devenu obligatoire à côté de la FMC, s’est traduit par un atelier de formation à la radioprotection des patients à La Rochelle, qui a connu un certain succès avec 33 inscrits. Forts de cette expérience et du test réussi quant au « format DPC », et convaincus que l’agrément de notre ODPC est en bonne voie, nous prévoyons de reconduire l’expérience à Grenoble avec plusieurs ateliers dont seront communiqués très prochainement les programmes, les deux jours pré-congrès – ce qui n’empêche pas bien entendu des actions à d’autres périodes, et ne nous interdisons pas des actions en @-formation, ou mieux combinant du @learning et du présentiel….

Enfin, nous ne manquons pas de forces… à condition de remonter nos manches pour montrer nos biceps. Rappelons quelques points essentiels.

Les élus en région ont désormais un rôle essentiel pour la vie de la société : pour faire remonter les informations (la fameuse « enquête unique », diligentée avec succès, soyons en lui reconnaissant, par Olivier Couturier) mais aussi les faire « descendre » -combien il nous fût parfois amer de constater que des informations moult fois communiquées par mail, sur le site… ne furent hélas jamais perçues faute d’accompagnement. Pour cela, et pour pallier à ce fait irritant que, recevant trop de mails, nous ne lisons pas les plus importants, les élus en région ont besoin de relais selon un modèle pyramidal auquel chacun peut apporter sa pierre.

Les groupes de travail(GT) sont à renforcer et à restructurer, il faut absolument revaloriser et organiser leur action, et susciter, au-delà, l’identification des groupes d’intérêt. Cette profession de foi est presque ancienne, nous allons entrer en phase active – ne serait-ce que pour concrétiser les projets de DPC ci-dessus énoncés. Les mois qui viennent vont être intenses pour ce chantier indispensable, et, cela va sans dire, chacun peut se sentir concerné… Mais gageons que nous entrerons dans l’année 2016 avec des GT restructurés, finalisés, opérationnels.

Le CNP de médecine nucléaire enfin, pour « Conseil National Professionnel », résume bien, et gagne en visibilité, l’engagement et la cohérence de la communauté en rapprochant la SFMN, le CEBMN (qui supporte, redisons le, l’ODPC), le SNMN, et l’ANAIMEN qui représente l’avenir. Ces quatre structures, vues comme verticales, se croisent bien entendu avec les rapprochements horizontaux que sont les inter-régions d’une part, les associations régionales d’autre part. La SARL en gestation constituera tout à la fois le bras armé et la clef de voûte de cette réorganisation.

Allons, l’horizon est dégagé, et radieux ! Bien amicalement à tous.

Pr Jean-Philippe Vuillez,
Président de la SFMN

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