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Société Française de Médecine Nucléaire

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Société Française de Médecine Nucléaire et Imagerie Moléculaire

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Société Française de Médecine Nucléaire et Imagerie Moléculaire   

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Edito janvier 2017

Les vœux du Président de la SFMN 2017

Cher.e.s ami.e.s, cher.e.s collègues,

Ce début d’année 2017 est particulier pour moi puisque c’est la dernière fois que je vous adresse mes vœux en tant que Président de la SFMN. Ce qui n’enlève rien, bien au contraire, à la sincérité des dits vœux, et de leur profonde conviction : très bonne année donc à vous tous, que 2017 soit riche en bonnes choses pour chacun, sur les plans professionnel et personnel.

Au-delà, je souhaite plus spécialement formuler des vœux à notre communauté, et donc à notre société. Parvenant au terme de 6 années de mandat, j’ai quelques idées sur les défis et orientations qui s’offrent à nous dans les prochaines années, et la manière dont on pourrait les aborder.

L’heure du bilan n’est pas venue, ce sera pour les JFMN de Nantes, et la suite sera assurée par la future équipe sous la responsabilité du prochain Président Florent Cachin que je salue au passage. Mais sans anticiper sur ce bilan, on peut cependant constater que les choses ont pas mal évolué ces dernières années, en conséquence je m’autorise à formuler un certain nombre de vœux en débordant un peu, voire beaucoup, les seuls vœux de bonne année.

Tout d’abord en rappelant, ou en réaffirmant, le caractère séculier de la médecine en général et de la médecine nucléaire en particulier. Dire que les choses ont changé depuis 5 ans, bien évidement évoque les changements au sein de la SFMN, mais concerne en premier lieu le monde qui nous entoure : le système de soins, la société, le monde en général avec ses progrès, ses aléas, ses merveilles et malheureusement aussi ses traumatismes. Au milieu de tout ça, une modeste société savante comme la nôtre garde du sens si l’on se souvient que nous sommes, service public comme exercice libéral, au service du soin, donc des patients et donc de la société. Vaste programme, mais à la question : la médecine nucléaire sert-elle à quelque chose ?, je pense que nous pouvons afficher fièrement une réponse résolument positive.

Ceci étant, la difficulté du contexte économique et politique n’échappant à personne, il est réel que les défis sont grands ; et qu’au-delà de nos devoirs de soignants, nous avons obligation de rester positifs Les difficultés ne doivent en aucun cas faire douter de nos valeurs, de nos convictions et de notre foi en la spécialité qui est la nôtre.

Je fais donc le vœu que 2017 nous permette de saisir efficacement les opportunités qui s’ouvrent, portées par la vague de ce formidable vecteur législatif qu’est la loi de santé votée en 2016, et catalysées par l’échéance électorale de mai prochain… les enjeux sont majeurs, et chacun doit en avoir pleinement conscience : l’avenir dépend de ce qui va se passer dans les mois qui viennent, comme cela ne s’est peut-être jamais produit (ou pas à ce point).

En 2017, nous aurons à définir, sur demande de la DGS, un référentiel opposable de qualité qui ne sera rien d’autre que le Code de Bonnes Pratiques de la médecine nucléaire – on parle de normes... On ne nous l’impose pas, on nous demande de l’écrire – au moins d’en proposer l’épure. Je fais le vœu que nous puissions à travers ce travail assoir et consolider nos spécificités, nos compétences, et l’excellence de notre spécialité.

En 2017, nous aurons à répondre à la DGOS pour réviser (en lien bien sûr avec le point précédent, les deux démarches étant organiquement liées), les critères d’accréditation et d’autorisation des services de médecine nucléaire… là encore nous sommes sollicités pour faire des propositions conformes à notre conception de la spécialité. Je fais le vœu que nous sachions produire un projet cohérent, consensuel, et qui là encore conforte la spécialité et lui procure une nouvelle impulsion.

En 2017, je multiplie ainsi les vœux pour chaque autre perspective qui apparaît au-delà des avancées de ces dernières années. Bien sûr, franchir la ligne de crête est satisfaisant, mais donne aussi à découvrir un nouveau paysage et de nouveau reliefs à gravir et si possible à franchir ; tout à trac, citons le réexamen des critères de radioprotection avec l’ASN (que 2017 sonne le glas de la radiophobie des faibles doses !), la révision du modèle économique des remboursements et de l’accès aux nouveau MRP, un partenariat renforcé et repensé avec les industriels, l’évolution des radiopharmacies (nouveaux traceurs TEP, automates de synthèses, médecine personnalisée…), l’explosion de la radiothérapie interne vectorisée, réseaux et banques de données, mise en place d’une structuration mature de la recherche en médecine nucléaire et plus encore de la place de la médecine nucléaire dans la recherche clinique à travers Force imaging, et j’en passe…

Je fais également le vœu qu’en 2017, se renforce la dynamique amorcée avec la création d’Acoramen, à savoir la fédération de toutes les forces hexagonales au sein d’un double mouvement de visibilité nationale croissante et de renforcement des actions locales pour faire vivre la spécialité au sein de la pluridisciplinarité.

Les groupes de travail, dorénavant appuyés par un réseau de correspondants congruent avec la pyramide générée par notre si fameuse « enquête », laquelle nous permet une claire vision de l’état de la spécialité, et par un budget propre, devraient pouvoir optimiser et décupler les résultats de leurs efforts qu’il faut saluer ; je fais le vœu que le succès soit rapidement au rendez-vous.

Je souhaite une très bonne année à notre site web, désormais articulé autour des espaces personnels que chacun d’entre vous a pu créer, ildevient l’outil participatif à la vie de la société ; il est en bonne santé, bien qu'il ait subi fin 2016 une cyber-attaque mais celle-ci a été parfaitement maîtrisée !

Une très bonne année aussi au DPC, qui éclot de sa chrysalide et entre dans la cours des grands, nous mettant en première ligne pour répondre aux obligations de formation et d’EPP…

Enfin, je formule le vœu qu’en 2017, le CNP atteigne sa puissance nominale, tant l’avenir passe par encore plus de synergie entre société, syndicat, collège et l’ANAIMEN – c’est-à-dire les jeunes (comprendre : l’avenir) dont nous saluons l’investissement renouvelé et à qui nous souhaitons donner plus de place ; c’est à eux de prendre l’avenir de la spécialité en mains, et ce sera mon dernier vœu (mais pas mon vœu ultime !).

Pas mal de choses, en somme… la ligne droite vers les JFMN de Nantes pourrait me sembler épuisante, je la vis en fait comme un passage de témoin de 4x400, et ce sera un plaisir de voir le relayeur suivant partir à fond de caisse ; je trottinerai encore un peu derrière, l’aventure est passionnante. Ce sera aussi l’occasion de remercier tous les gens qui ont œuvré aux différentes actions citées, que vous avez forcément reconnus au passage et en attendant je vous propose de jouer à « qui fait quoi » : merci à François Brunotte, Karine Jullien, Christophe Nioche, Gérald Bonardel, Olivier Mundler, Florent Cachin, Myriam Warstki, Frédéric Courbon, …

Très bonne année à tous. JPV

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