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Société Française de Médecine Nucléaire

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Société Française de Médecine Nucléaire et Imagerie Moléculaire

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La cystographie indirecte - I. INFORMATIONS ET DEFINITIONS PREALABLES

I. INFORMATIONS ET DEFINITIONS PREALABLES

 

A. Principe et intérêt de l'examen 

La cystographie est pratiquée pour détecter l'existence d'un reflux vésico-urétéral (RVU). [1-6] La cystographie rétrograde et mictionnelle radiologique est considérée comme la méthode de référence bien que la cystographie isotopique directe soit aussi sensible et moins irradiante que la méthode radiologique[1]. La cystographie isotopique indirecte, antérograde, (réalisée à la suite d'un rénogramme) offre la possibilité de détecter un RVU sans sonde urinaire et permet l'étude de la miction dans des conditions physiologiques [7-,9]. Avec la cystographie rétrograde et mictionnelle radiologique et la cystographie isotopique directe, remplissage et miction peuvent être étudiés, cependant avec la cystographie isotopique indirecte, seule la phase mictionnelle peut être étudiée [10-13]. La cystographie isotopique indirecte peut être pratiquée chez tout enfant mais elle est plus facile chez un enfant ayant acquis le contrôle sphinctérien, c'est à dire après l'âge de 3 ans.

 

B. Détection du reflux vésico urétéral (RVU)

Bien que certains travaux montrent une efficacité voisine pour la détection de RVU par cystographie isotopique indirecte et cystographie isotopique directe [13], d'autres études ont montré que certains des reflux n'étaient seulement visibles que lors de la phase de remplissage de la cystographie isotopique directe, suggérant que l'étude de la phase mictionnelle seule peut conduire à manquer certains reflux chez un nombre significatif d'enfants[14-16]. Le reflux vésico-urétéral est un phénomène intermittent donc la détection varie d'un moment à l'autre durant le même examen[17-19]. L'évaluation d'une technique diagnostique de reflux reste difficile en l'absence de méthode de référence. Compte tenu des réserves relatives à la sensibilité de la cystographie isotopique indirecte, il existe un consensus sur le fait que la cystographie isotopique indirecte n'est contributive que lorsqu'elle est positive et qu'un examen négatif n'autorise pas à exclure un reflux.

 

C. Fonction vésicale

L'association rénogramme – cystographie isotopique indirecte est utile pour évaluer la fonction globale des reins, la vidange du haut appareil urinaire mais également la miction dans des conditions physiologiques. Il existe deux situations cliniques dans lesquelles cette évaluation globale est utile ; la première est chez la fille présentant des infections urinaires récidivantes avec une échographie et une scintigraphie au DMSA normales. Dans cette situation, un examen mené dans des conditions physiologiques peut suggérer des anomalies mictionnelles telles qu'une vessie instable ou une miction incomplète. La seconde situation clinique est celle de l'enfant avec une pathologie vésicale connue telle qu'une valve de l'urètre postérieur. Chez l'enfant ayant un résidu urinaire post-mictionnel, il peut être utile de répéter les mictions pendant le même examen, jusqu'à vidange vésicale complète[20].
La faible irradiation associée à cet examen et le fait que l'on évite un sondage vésical font de la cystographie isotopique indirecte une technique précieuse pour la détection du reflux et l'appréciation de la miction dans des conditions physiologiques.

 

 

 

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