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Société Française de Médecine Nucléaire

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et Imagerie Moléculaire

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La continuité de l’ASN avec un collège renouvelé

Le professeur Michel Bourguignon a achevé le 12 novembre 2014 son mandat de commissaire de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Nommé par le Président de la république, le professeur Philippe Chaumet-Riffaud lui succède pour un mandat unique de 6 ans. Il vient compléter le nouveau collège de l'ASN dont les autres membres sont toujours Margot Tirmarche, Jean-Jacques Dumont, Philippe Jamet et moi-même.

Au moment où son mandat de commissaire de l'ASN s'achève,

je tiens tout d'abord à saluer l'engagement de Michel Bourguignon. De 1996 à 2014, il a fortement contribué à conforter le contrôle de la radioprotection en France, notamment dans le domaine médical, dans ses fonctions successives de directeur de l'Office de protection contre les rayonnements ionisants (OPRI), de directeur général adjoint de la Direction générale de la sûreté nucléaire et de la radioprotection (DGSNR) et de commissaire de l'ASN. Michel Bourguignon a réintégré, le 13 novembre 2014, la faculté de médecine Simone Veil de l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) et rejoint l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) en qualité de conseiller auprès de la direction générale. Tout au long de ses huit ans passés parmi nous, Michel Bourguignon a travaillé étroitement avec l'ensemble des parties prenantes utilisatrices de rayonnements ionisants, en France et à l'international. Parmi les grands chantiers qu'il a portés avec un enthousiasme et une implication qui ne se sont jamais démentis : la formation des professionnels à la radioprotection ; la réalisation, avec les sociétés savantes médicales, de guides sur la justification et l'optimisation des doses en imagerie médicale et en radiothérapie ; la prise en compte de la radiosensibilité individuelle aux fortes doses (complications de la radiothérapie) et aux faibles doses (risques accrus de cancer)…

Le travail accompli en matière de radioprotection médicale depuis une dizaine d'années est considérable mais les chantiers de la radioprotection sont encore nombreux et la culture de la radioprotection est toujours à développer. Je salue donc l'arrivée de Philippe Chaumet-Riffaud, professeur des universités en biophysique et médecine nucléaire, diplômé en physiologie et en biostatistique, et docteur en biochimie fondamentale. Il met ses larges compétences au service de l'ASN et, avec lui, la continuité de l'action de l'ASN en matière de radioprotection est garantie.

L'ASN, en bonne concertation avec les radiologues, les médecins nucléaires et les radiothérapeutes, s'est toujours attachée à poursuivre les objectifs essentiels pour la radioprotection que sont la justification des actes et l'optimisation des pratiques. Vous avez pris en compte la radioprotection dans une politique d'amélioration globale des pratiques, encadrée désormais sur le plan scientifique par des recommandations fondées sur les preuves. Ce changement culturel important est à conforter. En effet, il reste encore beaucoup à faire en matière de radioprotection médicale et notamment :

  • L'imagerie médicale utilisant les rayonnements ionisants est la première source d'exposition radiologique de la population avec une augmentation significative des doses (rapport IRSN 2014). Du fait de l'impact sur la prise en charge des malades de l'imagerie qui contribue puissamment au diagnostic des maladies, à l'élaboration de la stratégie thérapeutique, au suivi de l'efficacité des traitements ou au traitement lui-même avec la radiologie interventionnelle, nous savons que les doses de rayonnements délivrées aux patients vont continuer d'augmenter. En application des principes de radioprotection, il conviendra donc d'agir pour en maîtriser la progression ;
  • La radiologie interventionnelle se développe également de façon majeure pour le bénéfice des patients. La formation initiale des professionnels et l'évaluation des pratiques permettant des actions correctives de réduction de doses sont à renforcer ;
  • La radiothérapie constitue un traitement incontournable pour environ la moitié des malades porteurs d'un cancer qui en bénéficient. Malgré tous les efforts accomplis ces dernières années, les accidents sont toujours possibles et la vigilance doit rester constante ;
  • La susceptibilité individuelle aux rayonnements est une des pistes privilégiées pour comprendre les effets indésirables présentés par certains patients après une radiothérapie bien conduite. Elle est aussi à prendre en compte chez des patients qui présentent une fragilité de la signalisation et de la réparation des lésions de l'ADN et qui de ce fait ont une probabilité accrue de cancérisation cellulaire. Les méthodes modernes d'investigation du génome qui permettent l'évaluation de la susceptibilité individuelle aux rayonnements ionisants deviennent disponibles. Il conviendra d'en accompagner le développement et d'anticiper sur les questions éthiques qu'elles soulèvent ;
  • Des progrès sont encore à réaliser dans notre pays pour améliorer le nombre de radiophysiciens médicaux dont l'expertise est absolument nécessaire pour optimiser la mise en œuvre des dispositifs médicaux les plus modernes et les plus sophistiqués ;
  • Enfin des progrès sont encore à réaliser dans notre pays pour développer l'accès à l'IRM comme examen non irradiant de substitution au scanner conformément aux recommandations du Guide du Bon Usage.

En ce début de mandat du professeur Philippe Chaumet-Riffaud, je voudrais dire à l'ensemble des professionnels de santé français utilisateurs de rayonnements ionisants que je veillerai à la poursuite de la concertation de l'ASN avec eux afin que la radioprotection dans le domaine médical soit au meilleur niveau possible pour le bénéfice de tous dans notre pays.

 

Pierre-Franck Chevet, président de l'ASN 

26 janvier 2015

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