En poursuivant votre navigation, vous acceptez le dépôt de cookies tiers destinés à vous permettre et faciliter la navigation sur le site notamment en mémorisant vos préférences de navigation définies au cours de votre session.

Connexion

Cher(e)s membres de la SFMN, cher(e)s collègues.

En ce début de cette nouvelle année, je vous souhaite une excellente et heureuse année 2019, à vous chers confrères, à vos familles et à vos proches. La réussite sera, je suis sûr, au bout de vos projets personnels et professionnels. Je vous souhaite une activité soutenue, une recherche innovante, un enseignement enrichissant, des échanges constructifs et apaisés avec vos collègues de vos propres centres et/ou d’autres établissements. Comme l’année précédente, je profite de ce moment pour vous informer des actualités de votre société en particulier celles qui auront une implication directe dans votre exercice quotidien.

La Direction Générale de l’Offre des Soins (DGOS) a sollicité la SFMN pour la rédaction d’un futur décret qui encadrera les régimes d’autorisation d’exercice de la médecine nucléaire. Ce décret remplacera ainsi celui définissant les actuelles autorisations d’équipements lourds. Plusieurs acteurs sont présents dont bien sûr la SFMN, mais également les représentants de l’exercice privé (Syndicat National de Médecine Nucléaire), des plus jeunes (ANAINEM), et d’autres institutions en lien avec la médecine nucléaire dont l’ASN. Une saisine de Madame la Ministre de la Santé et des Solidarités a directement interrogé la SFMN sur les conditions d’implantation et de fonctionnement souhaitables des services de médecine nucléaire avec comme lignes directrices, la qualité et la sécurité des soins. La DGOS souhaite décliner les activités de médecine nucléaire en grades en fonction des risques identifiés. La SFMN, le Syndicat et l’ANAINEM ont ainsi proposé deux grades d’activité (grades I et II), chacun adaptant les conditions d’implantation et de fonctionnement d’un service au risque a priori d’évènements indésirables associés aux soins.

Nos propositions, qui sont en cours de validation voire de négociations avec la DGOS et les différentes parties, sont les suivantes : Le grade I impliquerait des conditions d’implantations et de fonctionnement « allégées » (en comparaison avec le grade II !) pour les services assurant uniquement des actes de nature diagnostique réalisés après l’administration de radiopharmaceutique ayant l’AMM et préparés en système clos. Ce grade I ne requiert pas l’existence d’une radiopharmacie ni la présence d’un radiopharmacien à temps plein. Une activité de conseil par des radiopharmaciens sera cependant obligatoire, avec une fréquence laissée à la discrétion des structures. Le grade II concernerait les services assurant en plus des actes possibles en grade I des actes de nature diagnostique et /ou thérapeutiques réalisés après l’administration de radiopharmaceutiques diagnostiques sans AMM, ou préparés en système ouvert, ou de radiopharmaceutiques thérapeutiques. La réalisation d’actes thérapeutiques et la préparation de radiopharmaceutiques en système ouvert augmente de façon notable les risques non seulement pour le patient mais aussi pour le personnel, justifiant ainsi une radiopharmacie et la présence de radiopharmaciens pour une maitrise optimale du circuit du médicament RP. Afin d’assurer une sécurité optimale des soins et une gestion rigoureuse des sources non scellées, la présence physique d’au moins un médecin qualifié en médecine nucléaire est requis dans un service de médecine nucléaire quel que soit le grade sollicité. La pratique de la teléinterprétation, doit répondre aux mêmes exigences de qualité et de sécurité pour le patient et délivrer le même service médical rendu que la médecine nucléaire conventionnelle sur site. La possibilité d’une consultation ou échange avec le patient doit être prévue dans le schéma organisationnel.

En lien, avec les travaux de la DGOS, la Direction Générale de la Santé a sollicité la SFMN et la SFR pour la rédaction d’un référentiel qualité en imagerie. Ce document définit des standards de prestations de santé en imagerie médicale. Plus largement, l’objectif est d’offrir au patient, quel qu’il soit et où qu’il soit, la meilleure prise en charge en matière d’accessibilité, qualité et sécurité des soins. Ce référentiel doit permettre à des pairs d’évaluer sous forme d’audit la compétence d’une structure d’IM (service / département / cabinet). Ainsi les structures de médecine nucléaire y compris celles proposant des services de téléimagerie seront évaluées lors de l’audit par les pairs conformément aux recommandations et à la méthodologie énoncées dans le référentiel qualité en « imagerie » et le décret portant sur le régime des autorisations.

La «Maison de la Médecine Nucléaire a officiellement ouvert ses portes début septembre 2018. Cette maison est la vôtre. Située 5 rue Ponscarme à Paris 13ème, elle accueille le secrétariat de la SFMN assuré très efficacement par Madame Isabelle Jeanneau, le conseil d’administration, et de multiples réunions grâce à une salle de réunion de 30 personnes. Elle accueille aussi les ateliers de formation organisés par les groupes de travail de la société, le CNEBMN et l’ACORAMEN que je remercie vivement tant leur travaux témoignent du dynamisme de notre spécialité et participent au rayonnement de la médecine nucléaire. Une nouvelle plateforme de formation a été mise en place intégrant un logiciel « full web » innovant permettant à la fois la gestion, le suivi de la formation et la visualisation de cas cliniques.

Concernant les groupes de travail, trois ont été nouvellement créés, respectivement le groupe éthique (responsable : Dr Sandra Gonzales), francophonie (responsables : Pr Philippe Fernandez et Dr Frederic Comte), intelligence artificielle (responsable : Dr Michael Soussan), le premier proposant des réflexions et bientôt des recommandations sur l’annonce des résultats des examens, le second organisant et structurant des demandes de stages et /ou de coopérations de collègues étrangers francophones, le troisième nous proposant à terme un état des lieux et perspectives d’une innovation qui nous interroge tous, l’intelligence artificielle.

Remerciements aussi au Pr Olivier Couturier et au Dr Benjamin Geissler qui représentent notre société dans un groupe de travail sous l’égide de l’HAS qui va élaborer « un guide pour la qualité et la sécurité des actes de téléconsultation et de télé expertise, incluant un focus sur l’imagerie médicale » , au Pr Fréderic Courbon qui coordonne le groupe de travail « Définition des critères d’agrément organisationnels qualité et sécurité pour le traitement du cancer par radiothérapie interne vectorisée » auprès de l’INCA , aux différents membres des GT concernés par des sollicitations de l’INCA et qui participent à l’élaboration de recommandations et au Pr Couturier éditeur en chef de notre revue et coordinateur de l’enquête unique. Je vous rappelle aussi les supports de gestion et d’informatique brillamment assurés par Mme Karine Jullien (Acoramen) et Mr Christophe Nioche (SFMN Webmaster et gestion informatique de la SFMN) que je remercie ici.

Fin mars 2019 (du 28 au 30) auront lieu les 5ème journées Francophones de médecine nucléaire. Pour la première fois, et cela pendant trois ans, Le Béfroi de Montrouge, situé au terminus de la ligne 14 du métro, accueillera nous journées francophones. Ce lieu, d’une architecture remarquable et d’une taille bien adaptée à notre évènement est d’un accès très facile. Le président du Congrès, le Pr Denis Agostini vous attend nombreux. Co-produit avec l’ACOMEN (merci à ses membres et à son président, le Pr Philippe Fernandez) le programme scientifique que je vous invite à consulter sur notre site internet saura satisfaire tous les publics, médecins, internes, radiopharmaciens, physiciens médicaux, chercheurs. Je remercie nos partenaires industriels qui par leurs soutiens permettent la tenue de notre rendez-vous annuel.

J’espère vous avoir convaincu par ces quelques exemples de l’implication et de l’importance votre société. Elle paraît parfois « un peu loin » des préoccupations de tous les jours. Je peux cependant témoigner de son importance en particulier à travers sa représentativité auprès de nos tutelles et diverses instances nationales. Elle est en effet votre relais auprès du ministère, de l’ASN, de l’ANSM, du Conseil de l’ordre, des autres sociétés et des partenaires industriels. Le conseil d’administration que je remercie très chaleureusement contribue dans sa pluralité, à orienter les choix stratégiques de la SFMN. Mes remerciements vont aussi à tous les membres du bureau qui se réunissent tous les lundis. Je veux dire ici leur implication et leur dévouement. Tous sont animés d’une seule motivation : défendre vos intérêts et ceux de la spécialité.

Mes derniers mots iront à deux d’entre vous que je me permettrai de dénommer par leur prénom, car leur investissement est de tous les jours et de tous les instants. Merci à Nathalie et Jean Philippe.

A nouveau, chers membres de la SFMN, je vous souhaite à toutes et tous une excellente année 2019. Soyez convaincu de la beauté, du devenir de notre spécialité, de la motivation de votre société et de votre président. Confraternellement votre,

Pr Florent Cachin.
Clermont-Ferrand, le 2 janvier 2019.