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Cher(e)s Membres de la SFMN, Cher(e)s Collègues,

En ce début de cette nouvelle année, je vous souhaite une excellente et heureuse année 2020. Quels voeux puis-je formuler pour vous en ce monde qui évolue et change à grande vitesse ? D'abord une vie familiale (amis compris !) qui vous garantisse stabilité et sérénité ; une santé de fer, richesse la plus inestimable ; ensuite la réussite dans vos projets professionnels de soins, recherche et enseignements. Cette année, parce qu‘elle sera charnière à plus d'un titre, je souhaite réaffirmer haut et fort l'excellence et l'indépendance de la médecine nucléaire française. Les vœux sont ainsi une excellente occasion pour vous faire part des dossiers « brulants ».
Je vous informais l'année dernière que la Direction Générale de l'Offre des Soins (DGOS) avait sollicité la SFMN pour la rédaction d'un futur décret destiné à encadrer les régimes d'autorisation d'exercice de la médecine nucléaire. Ce décret, qui définit les conditions d'implantation et de fonctionnement des services de médecine est en cours de finalisation. J'insisterais ici seulement sur les points importants, une information ayant été faite lors des précédentes JFMN. La SFMN, le Syndicat et l'ANAINEM ont proposé deux grades d'activité (grades I et II), chacun adaptant les conditions d'implantation et de fonctionnement d'un service au risque a priori d'évènements indésirables associés aux soins :

  • Le grade I impliquera des conditions d'implantations et de fonctionnement « allégées ». Ces services assureront des actes de nature diagnostique ou thérapeutique, hors thérapie des pathologies cancéreuses, réalisés après l'administration de médicaments radiopharmaceutiques (MRP) prêts à l'emploi, selon un procédé aseptique en système clos. Le titulaire de l'autorisation devra s'assurer du concours d'un radiopharmacien et d'un physicien médical.
  • Le grade II concernera les services assurant en plus des actes possibles en grade I des actes de nature diagnostique en système ouvert, des actes de nature thérapeutique pour les pathologies cancéreuses et enfin les marquages cellulaires. La réalisation d'actes thérapeutiques et la préparation de MRP en système ouvert augmentent de façon notable les risques non seulement pour le patient mais aussi pour le personnel, justifiant ainsi une radiopharmacie et la présence de radiopharmaciens pour une maitrise optimale du circuit du MRP.

Vous l'avez noté, ce régime d'autorisation d'activité marque la fin du régime d'autorisation d'équipements matériels lourds. En réalité une transition plus « douce » est prévue. L'installation de caméras sera libre jusqu'à trois caméras. Une autorisation devra être obtenue à partir de la quatrième caméra. Les services ne disposant que d'une caméra (une TEP par exemple) devront contractualiser avec un autre service pour proposer une activité de soin complète.

2020 sera ainsi une année où notre spécialité connaitra une évolution notable. Une autorisation d'activité et non une simple autorisation d'équipement lourd est en soi une reconnaissance de la qualité et de la complexité de notre spécialité encore trop souvent considérée par certains comme une simple production et interprétation d'images. Sachez aussi que d'autres profitent de cette importante évolution réglementaire pour tenter de rapprocher voir fusionner la médecine nucléaire avec leur propre spécialité.

Leurs arguments, que je ne développerai pas ici, prouvent leur méconnaissance de la médecine nucléaire en ce qu'ils oublient de facto l'information diagnostique ou thérapeutique apportée par les MRP, en ne retenant que l'usage d'outils d'imagerie. Ils méconnaissent aussi l'arrivée massive de nouveaux MRP thérapeutiques qui demanderont une adaptation de nos structures de soins. Je veux souligner ici la vigilance du bureau de la SFMN qui a su réagir avec pugnacité pour réaffirmer l'indépendance de notre spécialité, seule garantie de maintenir une liberté d'innovation et de choix stratégiques.

Comme les deux années précédentes, je souhaite remercier l'ensemble des groupes de travail de la Société, véritable fers de lance de notre spécialité. Ces groupes sont très sollicités pour éditer des recommandations ou répondre à titre d'experts aux tutelles. Certains, récemment constitués, traitent de champs thématiques innovants, « très modernes ». Je pense aux groupes Ethique (responsable : Dr Sandra Gonzalez), Francophonie (responsables : Pr Philippe Fernandez et Dr Frédéric Comte), Intelligence Artificielle (responsable : Dr Michael Soussan), qui nous feront part très bientôt des résultats de leur travaux. Les groupes organisent aussi les ateliers DPC dont la progression de la participation témoigne de leurs succès. Je n'oublie pas aussi l'abnégation (passion ?) du Pr Olivier Couturier, éditeur en chef de notre revue et coordinateur de l'enquête unique. Je redis aussi l'importance de cette enquête, élément de preuve, dans les négociations avec les tutelles.

Fin mars 2019, ont eu lieu pour la première fois sur le site de Montrouge, les 5èmes Journées Francophones de Médecine Nucléaire. Les résultats de l'enquête de satisfaction ont été globalement très favorables. Nous vous attendons très nombreux pour les 6èmes JFMN, présidées par le Pr Emmanuel Durand, toujours sur le site de Montrouge (du 26 au 28 mars 2020) Le programme concocté par la SFMN et l'ACOMEN que je vous invite à consulter sur notre site internet (https://www.sfmn.org) saura satisfaire votre insatiable curiosité et envie d'innovation et de science. Je remercie vivement nos partenaires industriels qui par leurs soutiens permettent la tenue de notre rendez-vous annuel.
Mes remerciements vont aussi à tous les membres du Bureau et du Conseil d'Administration, tous dévoués à défendre notre spécialité. Karine Jullien (Acoramen), Mr Christophe Nioche (SFMN Webmaster et gestion informatique de la SFMN), Isabelle Janneau (secrétariat SFMN) assurent le bon fonctionnement au jour le jour de votre Société et je veux leur dire ici tout ma reconnaissance. Je tenais également à remercier et dire toute mon admiration à Nathalie et Jean Philippe, respectivement secrétaire générale, et past président de la SFMN que je sollicite bien trop souvent, y compris les week end...

A nouveau, Chers Membres de la SFMN, je vous souhaite à toutes et tous une excellente année 2020.

Soyez convaincu de l'excellence de la médecine nucléaire française. Pour celles ou ceux qui n'en seraient point persuadés, en voici une preuve indéniable : la France sera officiellement le pays mis à l'honneur (« Highlight country ») lors du prochain congrès de la Société américaine de médecine nucléaire (SNMMI June 13-16, 2020, New Orleans, Louisiane, USA). Cette reconnaissance internationale est le gage de votre excellence, à tous.


Confraternellement votre,
Pr Florent Cachin.
Clermont-Ferrand, le 2 janvier 2020.