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Société Française de Médecine Nucléaire

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et Imagerie Moléculaire

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La recherche du ganglion sentinelle - V. PRECAUTIONS DE RADIOPROTECTION

V. PRECAUTIONS DE RADIOPROTECTION

 

Toute question relative à la radioprotection est à étudier avec la personne compétente en radioprotection de l'établissement (PCR).

A titre informatif et général: L'exposition liée à la procédure du ganglion sentinelle est faible. L'activité injectée est environ 10 fois inférieure à celle utilisée pour une scintigraphie osseuse; le passage dans la circulation sanguine est faible ; le ganglion ne capte que 3 à 5% de l'activité injectée ; à 24 heures il ne persiste localement qu'environ 1/16ème de l'activité injectée.

 

A. Pour le patient

L'organe critique est le site d'injection



B. Pour le personnel médical et paramédical

1 - En cours d'injection:

L'injection est effectuée par le médecin de médecine nucléaire.
Les règles de radioprotection et d'asepsie doivent être respectées:

  • Surface de travail préparée avec feuille absorbante
  • Ports de gants à usage unique
  • Seringues munies de protège-seringues plombés
  • Deux poubelles plombées équipées (boîte à seringues et sac plastique)
  • Contrôle systématique de non contamination du fauteuil ou lit d'injection, de la sonde d'échographie, et des mains des opérateurs en cas de doute, à l'aide d'un radia mètre
  • Enregistrement de l'activité administrée
  • Appel du service compétent en radiophysique et radioprotection en cas de nécessité

2 - Pour le chirurgien et le pathologiste:

Voir le chapitre dosimétrie. On peut considérer que la technique du GS ne nécessite pas de précaution de radioprotection particulière en se souvenant que l'organe le plus "actif" est la pièce de tumorectomie et non le GS. Le port ou non d'un dosimètre doit être conforme à la réglementation locale et discuté avec la PCR.

3- Pour le personnel soignant, les familles et l'entourage des patients:

Avant l'intervention, les consignes générales sont équivalentes à celles respectées pour tout patient ayant eu un examen de médecine nucléaire

 

C. Gestion des déchets

Les déchets radioactifs en MN sont gérés de la manière habituelle, selon la réglementation en vigueur. Juste après l'injection, les différents résidus et déchets sont mis en décroissance dans le service de médecine nucléaire en suivant la procédure de gestion des déchets à vie courte.

Au bloc opératoire et au laboratoire d'anatomopathologie, il n'y a pas de précaution de radioprotection particulière à prendre lors de l'intervention vis à vis du matériel employé qui ne peut être que très faiblement contaminé et dont la décroissance radioactive fera que les doses seront rapidement indétectables. La vérification de l'absence de contamination en fin de procédure chirurgicale, obligatoire dans certains pays, se discute avec la PCR.

 

D. Urines, selles et prélèvements sanguins

Lors de la présence dans le service de Médecine nucléaire le patient utilise les toilettes spéciales destinées aux patients. Il peut utiliser d'autres toilettes, le produit étant faiblement éliminé par l'urine ou les fèces. Les prélèvements sanguins peuvent être pratiqués après injection, le produit ne passant que faiblement dans le sang.

 

E. Conduite à tenir en cas d'erreur de dispensation (surdosage, erreur d'identification) à un patient 

En cas de surdosage, il n'est pas possible de limiter la dose délivrée au patient en raison de la lente élimination du radionucléide.

 

F. Conduite à tenir pour la radioprotection en cas de décès du patient

En cas de décès du patient dans les quarante huit heures suivant l'injection, il est recommandé de faire faire des mesures de débit de doses (dont le résultat attendu est très faible ABD) et établir des recommandations éventuelles par la personne responsable de la radio protection.

 

G. Niveau de référence diagnostique

Le niveau de référence, pour un radio pharmaceutique donné, est la valeur de l'activité préconisée pour la ou les indications de l'AMM sauf justification médicale ou technique (arrêté du 12/02/2004).

 

H. Suggestions pour la réduction de la dose absorbée par le patient 

L'exposition aux radiations ionisantes doit être justifiée par le bénéfice diagnostique attendu. La radioactivité administrée doit être telle que l'irradiation qui en découle soit aussi faible que possible, en gardant à l'esprit la nécessité d'obtenir le diagnostic requis (principe ALARA, as low as reasonably achievable).

 

 

 

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