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Les vœux du Président…. JP Vuillez

Chers collègues, chers amis,

J’ai à nouveau le plaisir en ce début d’année de vous adresser mes meilleurs vœux pour une année 2014 placée sous le triple signe de l’optimisme, de l’enthousiasme, et de la lutte pour notre spécialité. Comme l’an dernier, sont concernés médecins nucléaires, radiopharmaciens, physiciens, manipulateurs, biologistes, techniciens, préparateurs, industriels, tous ceux qui contribuent et croient à la médecine nucléaire et se battent pour lui conserver et développer sa place dans un système de soins de plus en plus performant mais de plus en plus compliqué.

 

Optimisme : comme Voltaire qui avait décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé, soyons optimistes parce que c’est bon pour la Médecine Nucléaire. Mais surtout parce qu’il y a de nombreuses raisons de l’être. Les années 2000 ont vu l’avènement de la TEP au FDG, les années 2010 sont indéniablement marquées par l’arrivée d’autres traceurs TEP – certes, trop peu, trop lentement, trop difficilement, trop cher… mais, malgré tout, la progression est là. Et puis, à l’heure où le molybdène est en péril, et sa survie appendue à l’utilité dénigrée du 99mTc, tant son cycle de vie semble s’achever au bénéfice de la TEP et de l’IRM de diffusion, nous voyons arriver des traceurs innovants et prometteurs marqués au 99mTc – par exemple pour visualiser les récepteurs aux folates et le PMSA… Ces innovations, ces nouveaux traceurs TEP, ces outils pour visualiser des cibles, établir des pronostics, évaluer des traitements, sélectionner des patients, caractériser des maladies, ont, même pour les visions les plus réservées,l’effet observable et irrémissible d’assoir de plus en plus notre place au sein des RCP, des prises de décision, des recommandations et autres guides de bonne pratique. Le levier de cette évolution, bien entendu, est plus que jamais notre capacité, qui nous définit, à renseigner sur la physiopathologie et ses corollaires thérapeutiques, reposant sur une information fine, dynamique et indépendante de toute perturbation pharmacologique, sur les processus cellulaires en jeu.

Optimisme aussi en se tournant vers la thérapie : avec le renouveau de la prise en charge des cancers de la thyroïde par l’iode 131, démontré par les études ESTIMABL 1 et 2 (PHRC en cours) et soutenu par l’apport du FDG ; avec la jouvence du Zevalin dans les lymphomes ; avec l’irrésistible avancée des peptides marqués au lutétium 177 ; avec l’arrivée sur le marché du Radium 223…

Optimisme enfin pour ce que nous sommes de mieux en mieux connus et compris… comme on le perçoit en émargeant à Eurocancer, aux Entretiens de Bichat, aux JFR…

Enthousiasme : parce que c’est la condition de l’optimisme ! Et le meilleur remède contre le marasme ambiant : Osiris s’arrête ? Redoublons d’enthousiasme pour les traceurs technétiés. L’activité diminue ? Redoublons d’enthousiasme pour promouvoir nos examens. La médecine nucléaire est peu visible ? Redoublons d’enthousiasme pour la faire connaître. Les internes ont des doutes ? Renforçons les objectifs de médecine nucléaire dans le second cycle des études médicales…

Lutte pour la spécialité : bien évidemment car c’est par elle que doit se décliner l’enthousiasme. L’action, n’en doutons pas, est au rendez-vous en 2014 ! Nous continuons d’être en contact, dans un esprit tout à fait constructif, avec les tutelles et les autorités, avec pour commencer l’année un rendez-vous à la DGS pour la question de la production de technétium, puis les réunions avec l’ASN, la HAS, etc., et en point de mire la journée du 15 mai 2014 à Saint-Etienne où sont invitées toutes ces entités partenaires ; nous attendons bien évidemment, comme au Colloque lui-même,une (très) forte participation !

Et puis, que souhaiter d’autre au moment des vœux à notre société que le succès de nos ambitions : 

  • Rassurer les jeunes quant à l’avenir, qui a besoin de médecins nucléaires en particulier dans le monde hospitalo-universitaire ; les rasséréner quant à l’intérêt de la spécialité, qui apporte la compréhension de la physiopathologie aux cliniciens… et lui garantit une expansion plutôt qu’un repliement
  • Continuer à œuvrer pour disposer des nouveaux MRP, nous nous contenterons de cette ellipse tant il faudrait développer…
  • Obtenir, enfin, un état des lieux exhaustif, exact et en temps réel des services, des caméras, des personnels et de l’activité… C’est VITAL pour être à la hauteur de nos ambitions et faire bonne figure dans toutes les réunions et toutes les discussions où nous devons défendre la spécialité. Les élus en région au CA ont reçu cette nouvelle mission, gravée dans les statuts, nous demandons à chacun de se sentir concerné et de renseigner la fameuse « enquête unique » dont ils sont les ambassadeurs…
  • Mettre à jour les « Guides de procédures » ! Il s’agit d’une des missions des groupes de travail, mais, encore, chacun doit se sentir concerné. De l’usage du FDG à la désescalade des activités thérapeutiques d’iode 131 dans les cancers thyroïdiens, chacun peut apprécier le dynamisme de notre spécialité, qui recouvre ses innovations aussi bien que sa célérité à évoluer ; chacun peut consulter les guides de procédure, et chacun le fait – et donc chacun peut constater à quel point parfois ils sont déphasés, ce qui donne envie de les actualiser : à vos claviers donc !
  • Entrer sans modération dans le mouvement, authentique lame de fond, d’épanouissement de la recherche clinique en et par l’imagerie. Nous sommes, au sein de la structuration de l’imagerie en recherche, et de la recherche en imagerie, qui s’appuie sur FLI et vient se lover dans FCRIN avec le soutien d’Aviesan (pour les détails et les clefs de ces acronymes, rendez-vous à Saint-Etienne), une composante forte et fortement contributive. A cela une raison simple : la médecine nucléaire vit d’un nombre relativement modeste (en comparaison du reste de l’imagerie) d’examens, mais très contributifs, et évolue très rapidement : de cette équation découle que la frontière entre recherche et usage courant est floue, voire inexistante : les nouveaux traceurs sont appelés à être vite exploités, et peut-être vite remplacés. Nous sommes donc perpétuellement dans la mise au point, la validation, l’optimisation, au rythme effréné des progrès de la biologie et des nouveaux traitements. Chacun est donc impliqué dans ce mouvement et de facto concerné par la recherche. Souhaitons donc pour nous-mêmes, que cette structuration en cours de la recherche soit pour la SFMN une pleine réussite et concrétise nos efforts des années passées. Souvenez-vous : SFMNnet, le recensement et la coordination des PHRC, STIC, ANR… les fruits de ce travail arrivent.

Nous abordons donc 2014 avec, certes du travail, mais un horizon dégagé et un temps radieux. Ceci devrait se percevoir au Colloque de Saint-Etienne, ébauche des « 1ères JFMN (Journées Françaises de Médecine Nucléaire)» qui en 2015 rassembleront à La Rochelle le Colloque SFMN et la Conférence Internationale de l’ACOMEN, et dont j’ai le très grand plaisir en ce début d’année, de vous confirmer la tenue.

Très bonne année à tous !